À l’Université de Parakou, l’APMS-Bénin et l’ABMS renforcent la sensibilisation des étudiants sur la santé sexuelle et la prévention des violences basées sur le genre.
Le projet « Campus & Médias : Cap sur la santé » a officiellement démarré, mercredi 15 juillet 2026, à l’Université de Parakou. Cette première journée a été marquée par des séances de sensibilisation, des échanges interactifs et des prestations sanitaires destinées à renforcer les connaissances des étudiants sur les Violences basées sur le genre (VBG) et la Santé sexuelle et reproductive (SSR).
Organisée par l’Alliance des professionnels des médias pour la santé (APMS-Bénin) avec l’appui de l’Association béninoise pour le marketing social et la communication pour la santé (ABMS), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion de comportements responsables au sein du milieu universitaire.
Réunis dans la salle 13 de l’université, de nombreux étudiants ont participé à un talk-show universitaire interactif consacré aux enjeux des VBG et des droits en santé sexuelle et reproductive. Les échanges ont été animés avec le concours de l’équipe du Centre des jeunes Amour et Vie (CJAV) de l’Université de Parakou, représentée par les sages-femmes Christelle Takori et Bonheur Takpara, ainsi que l’infirmière Belmonde Zogbo, aux côtés des responsables de l’APMS-Bénin et des leaders étudiants.
Présent à cette rencontre, Christophe Batcham, chef du Service de gestion des emplois de temps et de la programmation de l’occupation des infrastructures pédagogiques, a salué la pertinence de l’initiative. Invitant les étudiants à tirer le meilleur profit des enseignements dispensés, il les a exhortés à faire preuve de responsabilité dans leurs choix et leurs comportements. « La naïveté tue », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité pour les jeunes de s’informer afin de mieux se protéger.
À travers une approche pédagogique privilégiant l’interaction avec les participants, Venance Tonongbé, président de l’APMS-Bénin, Serge Adanlao, secrétaire général de l’organisation, et Moutaïrou Idrissou, membre de l’association, ont apporté des éclairages sur les mécanismes de prévention des violences basées sur le genre, les droits en matière de santé sexuelle et reproductive, ainsi que les services disponibles pour les jeunes. Les professionnels du CJAV ont, pour leur part, répondu aux nombreuses préoccupations des étudiants en s’appuyant sur des cas pratiques et des conseils adaptés.
Au-delà des communications, la journée a également été consacrée à des prestations sanitaires. Les étudiants ont bénéficié gratuitement du dépistage du VIH/Sida, tandis que le dépistage de l’hépatite B leur a été proposé à un coût subventionné de 500 FCFA. Des consultations en planification familiale et en santé mentale ont également été offertes, permettant aux participants d’accéder à des services de proximité et à des conseils personnalisés.
Les activités du projet se poursuivent ce jeudi 16 juillet avec un programme tout aussi riche. Il est notamment prévu une formation des journalistes de la presse universitaire sur le journalisme sensible aux violences basées sur le genre et aux droits en santé sexuelle et reproductive. Les séances de dépistage et de consultation seront également reconduites, avant une projection de téléfilms éducatifs, suivie de débats destinés à renforcer la réflexion et l’engagement des étudiants autour des questions de santé et de prévention.
